La neige est ici !!!


#2281

Ah oui tiens… Sont bien ces pneus ?


#2282

Comme tous les Michelin sur la neige. Bien en accroche en ligne droite. Moyen en virage


#2283

Bonne grosse session express de deux jours pour profiter de la bonne neige qui est tombée récemment dans les Alpes du Sud et d’une des rares fenêtres météo qui semblait offrir un peu de ciel bleu et de visibilité, avant les gros redoux de Mars annoncés, qui risquent de sonner la fin de la saison.

Grosse grosse grosse grosse très grosse gavade en continu.

Une neige incroyablement bonne, une météo idéale, des itinéraires magiques, des boîtes fameuses, des jambes en acier sinon rien, quelques frayeurs, mais surtout un plaisir indescriptible de voler dans une bonne poudreuse et le kiff de la montagne tout simplement.

On a dormi dans un petit chalet au beau milieu d’un village d’altitude inhabité l’hiver. Le seul moyen d’y accéder étant via les remontées mécaniques, c’est un peu la galère pour y transporter les affaires et autres vivres. Electricité via panneaux solaires, pas d’eau chaude, pas de chauffage si ce n’est la cheminée, mais au moins les quelques bières étaient bien fraîches et le calme indescriptible !
La magie de la montagne a opéré dans ce lieu magnifique et on se couche le soir avec de belles chutes de neige après une grosse journée ensoleillée pour se réveiller au petit matin avec à nouveau un grand soleil bien bleu.

Petite anecdote, lors d’une chute assez Cocornichonesque, je perds un de mes deux skis dans bien 1 mètre de poudreuse bien fraîche et je me retrouve 10 mètres plus bas. J’ai mis 20 bonnes minutes simplement pour faire les 10 mètres qui me séparaient de mon ski, et 10 minutes supplémentaires pour retrouver le ski qui était enterré bien profond et qui ne donnait aucun indice sur sa localisation. Putain cette quantité de neige !

Quelques photos :

Allez, faut encore monter jusqu’au sommet derrière là-bas.

La forêt vierge :

Content ?

Content !

Seul au monde.


Traversée du village le soir sous la neige :

On se réchauffe comme on peut :

Le lendemain matin 8O 8O 8O :

Et c’est reparti :

Heureux :

Vu d’en haut :

Vu d’en bas :

On est pas bien là ?

A noter quand même :
Un couloir qu’on avait repéré depuis le début du trip et qu’on a longuement hésité à s’envoyer, puis on a décidé de le laisser de côté car “ça a l’air de craindre un peu quand même”.
Puis en milieu de journée on entend l’hélico de la PGHM qui tourne dans la station, on remarque alors qu’une sacré coulée s’est déclenchée dans le fameux couloir.
"Putain mec, on a bien fait 8O 8O "
Il se trouve donc que l’hélico est venu sur l’avalanche juste au cas où pour vérifier qu’il n’y ait pas de mec en dessous.
Je trouve ça beau quand même qu’ils se déplacent pour ça. Quand on sait ce que ça coûte de faire tourner l’hélico. J’imagine qu’ils envoient juste deux ou trois petits coups d’Arva et un peu de reniflage puis qu’ils repartent, mais bon c’est pas du Paki quoi :laughing: :laughing:
Et puis on a vu l’opération de récupération/redécollage depuis notre télésiège, franchement chapeau les mecs quoi … au pied d’un beau couloir comme ça :ok:

http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2018/03/07/deux-avalanches-des-recherches-importantes-pas-de-victime


#2284

ah oui putain!


#2285

En plus c’était cool, avec un niveau 4 d’avalanche vous craigniez degun


#2286

Tiens c’est drôle, je ressens comme un léger mépris dans ton message.
Du genre, t’es bien assis derrière ton clavier et tu te dis : “regarde-les ces cons de marseillais qui n’y connaissent rien à la montagne et qui prennent des risques inconsidérés, après quand il faut les secourir c’est nous kon paye hein”.

Alors déjà t’as le droit de penser ce que tu veux hein, mais sache que le simple fait de te rendre sur ton lieu de travail ou à tes apéros after-work fait que tu t’expose à d’énormes risques et que si tu provoque un accident, ou même simplement si tu tombe en panne sur ton périph, tu vas provoquer des bouchons énormes et toi aussi tu vas faire perdre un fric fou à la société (sans parler du risque que tu faits prendre aux autres usagers).
Pourtant personne ne vient te reprocher de te rendre sur ton lieu de travail (tous les jours qui plus est) ou d’aller prendre un apéro avec tes potes de surf4all.

Ceci étant dit, déjà tu te trompes sur un point : ce jour là, le risque n’était pas de 4 mais de 3. Mais bon de toute façon ça ne veut rien dire.
Des gens très expérimentés se sont déjà fait coffrer par risque 1, alors que d’autres branquignoles de services sont déjà passés sur des hors-pistes ultra-craignos alors que le risque était de 5 et rien ne s’est passé. Il y a dans tous les cas un facteur chance/malchance que personne ne peut maîtriser.

Pour autant, cela faisait une semaine que l’on surveillait tous les jours les BERA (bulletin avalanche) de la zone qu’on visait.
Oui parceque un risque avalanche ne s’évalue pas sur les Alpes ou sur les Pyrénées mais sur un massif en particulier. Le risque peut être de 1 en Haute-Savoie alors qu’il est de 5 dans les Alpes-Maritimes. Et même au sein d’un même département, il faut évaluer selon les massifs. Le risque peut être de 4 sur la haute tarentaise pendant qu’il sera de 3 sur le beaufortain. Et même au sein d’un même massif, le risque peut varier selon pleins d’autres critères : principalement les expositions des faces, les vents qui ont soufflés ces derniers jours, les épisodes de redoux, l’altitude bien sûr, la pente, les différentes chutes de neige qui ont eu lieu et qui ont pu affecter plutôt telle ou telle face, puis pleins pleins d’autres critères que je ne maîtrise pas forcément car oui effectivement je ne suis pas un spécialiste.
Toujours est-il que le risque 0 n’existe pas et que même si il existait, si on devait attendre que le risque soit à 0 pour aller faire du ski, ben on skierait sur de l’herbe là où au moins on serait sûr qu’il n’y ait pas de risque avalanche.
C’est donc en étant conscient de ce risque que tu décide ou non d’aller te faire plaisir.
Nous avons donc décider de le prendre, ce risque.

Un point important : on connaissait très bien la zone. La plupart des itinéraires qu’on a fait, on les avait déjà fait. On a fait quelques nouvelles découvertes qu’on ne connaissait pas, mais on a redoublé de prudence durant ces moments-là.

Nous nous sommes bien sûr équipés de tout le matériel nécessaire pour ce genre de sorties.
J’imagine que tu connais puisque tu te permet ce genre de commentaire mais bon je le répète au cas où, on sait jamais ça pourra peut-être servir à d’autres, on parle bien sûr de la fameuse trilogie Arva, Pelle, Sonde. Le petit bonus étant le sac Airbag pour ceux qui ont les moyens.

  • Un Arva (enfin un DVA pour être objectif) de dernière génération, tri-antenne, permettant une recherche bien plus aisée que les anciennes générations (avec une flèche qui t’indique plus facilement vers ou te diriger), ainsi que la fonction multi-victime qui te permet de flagger une victime déjà retrouvée pour pouvoir passer à la recherche des autres victimes.
  • Une pelle dans un matériau solide, dont le manche (éviter le plastique car quand c’est des avalanches avec des gros blocs, ta pelle te sert presque à rien)
  • Une sonde, pareil dans un matériau solide, de plus de 2 mètres et avec un câble solide et non une pauvre corde.
  • L’airbag, c’est le luxe c’est sûr, mais ça marche et ça augmente considérablement tes chances de survie (sans te rendre invulnérable bien sûr).

OK, on a le matériel c’est bien, mais il faut savoir l’utiliser aussi (des formations simples et rapides existent dans toutes les stations).

Et pour finir, il faut adopter un comportement adapté en continu :

Quelques exemples de comportements que j’essaie de respecter :

  • Ne jamais rider seul.
  • Regarder ensemble chacune des options et discuter de “si ça craint ou pas”.
  • Regarder les différentes options d’itinéraires (les lignes) et s’assurer qu’on est bien d’accord.
  • Analyser l’exposition de la face visée (Est, Nord, Ouest) : est-ce qu’elle a pris le soleil ? A quel moment de la journée ? Le vent ? La neige ?
    Est-ce qu’il y a déjà eu des déclenchements sur cette face ? Spontanés ? ou par des skieurs ? Si on repère un déclenchement spontané, c’est généralement une bonne indication des critères qu’il faut analyser (exposition).
  • Lors des traversées de faces, pareil, est-ce qu’il y a déjà eu des déclenchements ? Est-ce que ça a déjà purgé ?
    Si ce n’est pas le cas alors il faut faire encore plus attention : on traverse l’un après l’autre encore plus espacés que d’habitude, on traîne pas, et on repère à l’avance une zone non craignos où on pourra s’arrêter (protégé par un rocher généralement).
  • Quand on ride, on ride jamais en même temps, l’un après l’autre et l’un surveille au maximum l’autre (desfois c’est un peu compliqué car on perd la visibilité directe sur l’autre). On repère des zones sûres où on pourra faire des pauses.
  • Enlever les dragones pour rider, car les bâtons sont ton pire ennemi si tu es pris dans une avalanche : ils peuvent t’empêcher de déclencher tes airbags si tu en as, mais ils vont aussi te prendre tes bras et potentiellement te casser les os alors que t’as rien demandé. Vaut mieux perdre un bâton connement que perdre un bras qui aurait pu te sauver.
  • Ecouter les bruits quand tu ride. Une avalanche ça fait un bruit spécifique, en tout cas un bruit différent de ton bruit habituel et si tu entend un tel bruit, il faudra réagir.
  • Certainement pleins d’autres trucs que je n’ai pas forcément en tête là tout de suite.

Les petits bonus aussi :
On a été à l’écoute de tout ce qu’il se passait dans la zone. Les différentes coulées qu’il y a eu. On savait où elles avaient eu lieu, sur quelle face et quel type de neige. On l’a su en demandant par ci par là, à droite à gauche. Aux pisteurs bien sûr, mais aussi aux autres riders qu’on a croisé.
On s’est autorisé à faire les cons (sauts, boîtes, déchaussage, etc …) que quand on était à peu près sûr que ça ne craignait pas du tout. Dans la forêt, mais pas que.

Bref oui on a pris des risques, on en était conscient et on en discutait ouvertement.
Mais si je dois retenir un truc principalement, c’est qu’on s’est fait ultra plaisir et ça ben ça vaut le coup de prendre des risques.

Alors oui y’a certainement pleins de trucs que je ne connais pas encore et qu’il faut que je comprenne et que j’apprenne. La montagne est un environnement compliqué, dangereux et magnifique, comme la mer, et c’est sûr que si je restais chez moi tranquillou à regarder Netflix ben j’aurai aucun soucis. Mais c’est pas vraiment comme ça que je vois le truc.

Voili voilou comme qui dirait :laughing: :laughing: :laughing:


#2287

Merci pour ta réponse ploomesque :laughing:
Aucun mépris dans mon propos, ton trip s’est a priori fait au moment où coté infos de la montagne ça tombait comme à Gravelotte, un peu partout avec pas mal de cadavres à la clé. D’où ma remarque, pas sûr que dans le contexte je me serais lancé (et pourtant putain j’aime ça), maintenant j’ai la grippe, il parait que j’écoute de la musique de merde, peut-être que je dis aussi de la merde :laughing:


#2288

Il t’a traité de snowboarder de clavier! :laughing:


#2289

Sinon aussi accessoirement tu fais prendre des risques à ceux qui pourraient te récupérer…


#2290

En fait en cas de pépin il avait les coordonnées de pez avec son expérience des 7000 :laughing:


#2291

we agllleee my flliieennd :laughing:


#2292

Putain aingki Cocor je viens de voir 8O


#2293

Oui bien sûr et donc ? Tu veux en venir où ?
C’est exactement ce que je disais à Mutley … lui aussi dans sa vie de tous les jours il prend des risques pour lui même, son entourage et même pour des personnes qu’il ne connaît pas.
Est-ce que pour autant je suis à même de le juger pour cela et lui demander d’arrêter de vivre sa vie normale ?
Non je ne pense pas.


#2294

Tu n’y faisais pas référence dans ta ploomerie, c’est tout.


#2295

hey ho le rabats joie tu serais pas contre d’allé le rapat’ apres une chute dans l’himalaya, petite cuite a khatmandou vite fait :laughing:


#2296

oui mais quand même, il prend plus de risques dans la montagne que mutley dans sa vie de tous les jours. Après je sais pas où il veut en venir mais pour lui-même, son entourage et même pour des personnes qu’il ne connait pas c’est risqué. Est-ce pour autant que je suis à même de juger pour cela? Est-ce que San Goku parviendra à battre Jiren? Je ne sais.


#2297

Eh attention, chuis un fou moi, j’ai déjà bu des verres dans la nogo zone de grinoude :laughing:


#2298

Pour la petite histoire le mec qui a fait la carte des no go zones a confondu porte Saint Denis et Seine Saint Denis. 8O :laughing:


#2299

une petite pensée pour saint denis d’ailleurs :laughing: qui a mal fini


#2300

Tu bosse trop mec !