Macron, piège à cons!

#104763

en Russie ?
oh ben repartition des richesses, redistribution, avantages sociaux, droits de l’homme, droits de la femme, opposition politique, je continue ?

#104764

Rien.

Rien, Monsieur Greenwood.

Rien ne peut être pire que la dictature macronienne.

#104765

ah non mais on est d’accord…je critique la position occidentale contre la russie, surtout sur la partie géopolitique, mais en interne poutine a zero resultat…au delà des sanctions il est incapable de sortir le pays de ses problemes internes, meme si il a fait le taf au debut…c’est pour ça que je comprend pas les pro russes qui idéalisent comme des benets la russie…genre “ouai il a dit non à monsanto” alors qu’ils ont des trucs nucleaire en decomposition planqué un peu partout…

#104766

Très bon numéro spécial de Charlie Hebdo sur l’obsession identitaire cette semaine.

#104767

La Matinale du Monde

Idées, mercredi 27 février 2019 1455 mots

Mike Godwin : « L’anxiété actuelle vis-à-vis d’Internet est irrationnelle »

Propos recueillis par Corine Lesnes San Francisco, correspondante

Juriste, spécialiste de la liberté d’expression, historien de l’Internet, Mike Godwin, 62 ans, s’est fait connaître par une maxime dite « loi de Godwin », qui est devenue l’emblème de la polarisation sur les réseaux sociaux : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. »

Ancien avocat de l’Electronic Frontier Foundation et de la Fondation Wikimedia, pressenti pour siéger au conseil de l’Internet Society, l’association créée par plusieurs figures historiques du Net, Mike Godwin déplore le « backlash » (retour de bâton) actuel contre les entreprises technologiques.

Qu’est-ce qui vous a amené à concevoir la « loi de Godwin » ?

Je voulais que les gens prennent conscience de leur tendance à se lancer dans les comparaisons les plus extrêmes quand la discussion s’échauffe. Pour être tout à fait clair, j’ai inventé la « loi de Godwin », pas « le point Godwin » – cette expression s’est développée chez les francophones. Ceux-ci parlent de « point Godwin » quand ils atteignent, dans la discussion, le stade de la comparaison avec les nazis : ils se décernent mêmes des « points Godwin » par dérision ! J’apprécie cette inventivité linguistique mais, à ma connaissance, cette expression est propre aux francophones.

Vous avez énoncé cette loi en 1990, au tout début de l’Internet. Vous constatiez déjà une forte polarisation ?

La « loi de Godwin » est effectivement antérieure à l’Internet public moderne. J’étais en faculté de droit, je faisais des recherches sur les crimes de guerre et je suivais de près les forums de discussion. Chaque réseau avait sa propre culture.

En France, c’était le Minitel, aux Etats-Unis, les « BBS », les « bulletin board systems » : quelqu’un achetait un ordinateur, le connectait à une ligne téléphonique, et les gens appelaient et se laissaient des messages. Il y avait une grande soif de contacts sans intermédiaire, de communication plus rapide que le courrier mais dotée de plus de convivialité que le téléphone.

J’étudiais l’Holocauste, et je voyais les gens comparer leurs interlocuteurs à des nazis ou à Hitler. J’étais offusqué par cette banalisation de l’histoire, et je me suis demandé ce que je pouvais faire pour que le débat public évolue. J’ai pensé à un « mème » verbal – à l’époque, il n’y avait pas d’animations ou de GIF – qui inciterait les gens à s’y reprendre à deux fois avant de faire des comparaisons infondées. Comme j’avais étudié l’épistémologie, j’ai finalement inventé une formule qui « sonne » scientifique : c’est devenu la « loi » de Godwin sur les analogies nazies [elle est entrée dans l’Oxford English Dictionary en 2012] .

On parle beaucoup de « techlash » en ce moment aux Etats-Unis. Inventé par « The Economist », ce terme désigne le « retour de bâton » qui vise les entreprises technologiques, accusées de tous les maux. Qu’en pensez-vous ?

Il suffit de se plonger dans l’histoire de la liberté d’expression pour relativiser. A chaque fois qu’un nouveau média arrive, la première réaction est le bonheur intégral : les gens s’enthousiasment, ils sont contents d’avoir des images animées, de nouveaux moyens de communiquer avec leurs semblables. Le contrecoup arrive généralement très vite : c’est la peur et l’anxiété, car un nouveau média de masse est très disruptif. Les pouvoirs publics sont alors tentés d’intervenir. Quand l’audiovisuel est arrivé, tous les gouvernements, démocratiques ou non, ont trouvé de bonnes raisons d’imposer des réglementations nouvelles, différentes de celles qui étaient appliquées pour l’écrit.

« Il y a vingt ans, la tolérance envers la multiplicité des points de vue, et même envers les informations fausses, était élevée »

L’Internet a apporté une autre révolution : il est plus riche en contenus. On peut faire des recherches et transporter son encyclopédie avec son téléphone, mais on peut aussi accéder à des informations qui ont l’air de provenir de sources légitimes mais qui ont été inventées. La diffusion des fausses nouvelles est aussi vieille que le langage, mais comme c’est un nouveau média, nous sommes plus anxieux.

Je prends souvent l’exemple du téléphone. Les riches pensaient que le fait que des gens de l’extérieur puissent les appeler chez eux était une intrusion dans leur vie privée et ils construisaient des guérites à l’extérieur de leurs châteaux pour installer leur ligne téléphonique. Il a fallu du temps pour que les gens s’habituent à ce que le téléphone sonne dans leur maison !

Pensez-vous que cette anxiété est irrationnelle ?

Oui, je trouve cela irrationnel ! Mais c’est compréhensible. Il y a vingt ans, la tolérance envers la multiplicité des points de vue, et même envers les informations fausses, était élevée : on pensait que, dans une société ouverte, la vérité finirait par émerger.

Mais la domination de certaines plates-formes nous a conduits à nous demander si quelque chose, dans le quasi-monopole de Google, Facebook, Instagram ou Twitter, rendait le média corrosif et destructeur au point de nécessiter une plus grande intervention des pouvoirs publics. Ces derniers veulent que les plates-formes fassent elles-mêmes la police sur les contenus jugés illégaux ou erronés. Ces sociétés s’y efforcent, mais, même lorsqu’elles s’exécutent, elles n’arrivent jamais à satisfaire tout le monde : il n’y a pas d’indicateurs fiables concernant ce qui est admis et ce qui ne l’est pas.

Le gouvernement veut que Facebook censure plus de contenus, mais les internautes protestent à chaque intervention. On lui reproche d’avoir censuré les nazis dans un pays mais pas les fascistes dans un autre. C’est un problème difficile à régler.

Les réseaux sociaux sont accusés de nuire au moral des adolescents. Estimez-vous que l’on fait un mauvais procès à Facebook ?

C’était pareil avec la télévision. Il n’y a pas si longtemps, certains affirmaient que la télévision rendait malheureux. Ils mettaient en avant des recherches en sciences sociales établissant une corrélation entre la dépression et le temps passé devant les écrans.

Mais la corrélation n’établit pas forcément un lien de causalité : peut-être que les gens les plus dépressifs regardent beaucoup la télévision, mais qui dit que ce n’est pas pour sortir de la dépression en pensant à autre chose ?

Sur l’Internet, rien n’est établi. Si les gens se sentent déprimés et isolés, ils passent peut-être plus de temps en ligne parce qu’ils ont besoin d’avoir des contacts avec d’autres individus. Qui sommes-nous pour dire que c’est une mauvaise idée ? C’est peut-être exactement le contraire !

L’argument de l’addiction est sans doute plus intéressant à prendre en compte. Les plates-formes se livrent effectivement à une concurrence pour capter l’attention. Vous recevez constamment des alertes et vous avez du mal à vous concentrer. Mon conseil est simple : il faut fermer les notifications. Je suis un grand utilisateur de Facebook et de Twitter, mais je choisis le moment où j’ouvre l’application.

« En Europe, beaucoup critiquent cette capacité qu’ont désormais les publicitaires de connaître notre localisation, mais ils oublient que les gouvernements, eux aussi, savent beaucoup de choses sur nos activités »

Je suis un défenseur du respect de la vie privée mais, avec la vie moderne, une partie croissante de nos actions est maintenant enregistrée. Il faut se garder de surréagir et de condamner automatiquement les compagnies technologiques : il est certes plus facile de traquer ma position géographique qu’il y a vingt ans, mais j’en tire certains bénéfices – je ne me perds pas, par exemple.

Bien sûr, les compagnies gagnent beaucoup d’argent, mais quelle serait l’autre solution ? Quel serait l’équilibre satisfaisant ? On ne règle pas ce problème en accusant le président de Facebook, Mark Zuckerberg, d’être un individu malfaisant : il faut trouver une réponse à l’échelle de la société.

En Europe, beaucoup critiquent cette capacité qu’ont désormais les publicitaires de connaître notre localisation, mais ils oublient que les gouvernements, eux aussi, savent beaucoup de choses sur nos activités.

Nous devons nous interroger sur ce dont ont connaissance nos services de police et de renseignement : leur pouvoir est beaucoup plus grand qu’il y a vingt-cinq ans.

Vous soutenez l’idée d’une « responsabilité fiduciaire » pour les plates-formes. De quoi s’agit-il ?

L’idée est d’imposer aux intermédiaires comme Facebook ou Google des obligations fiduciaires dans la circulation des informations, comme les avocats ou les médecins en ont vis-à-vis de leurs clients. Les plates-formes auraient une obligation de confidentialité, de loyauté et de non-négligence à l’égard des usagers. Cette formule permettrait à Facebook et aux autres géants d’Internet de regagner la confiance qu’ils ont perdue.

#104768

Assez d’accord sauf qu’il ne parle pas de l’augmentation de la diffusion des messages. A l’oral il fallait connaitre la personne, avec les livres cela a augmenté l’auditoire, la radio à encore augmenté cette auditoire le rendant même plus accessible que la lecture, etc…
Les rumeurs, les thèses complotistes existaient avant Internet.
Mais aujourd’hui tout le monde peut diffuser son savoir ou sa connerie. Et tout le monde peux y avoir accès ou presque !

#104769

mais putain?..

" Mais la procédure a tardé près de sept semaines de plus, des médecins invoquant l’objection de conscience et le Service provincial de santé (Siprosa) demandant à l’hôpital de tenter de *« sauver les deux vies »,* un slogan des militants antichoix. Il est fréquent en Argentine que les autorités fassent traîner les dossiers jusqu’à ce que l’avancement dans la grossesse soit tel qu’il rende impossible un avortement."

fusillez moi ça

#104770

griffin colapinto dans la tourmente

#104771

Il y a 30 ans, il y avait beaucoup plus de futur que maintenant

#104772
#104773

S’il vous plaît, essayez de produire des interventions un peu plus interressantes ou drôles, j’ai un travail qui me laisse énormement de temps libre devant l’ordi. Merci.

1 Like
#104774

“Chocolatine” ou “petit pain au chocolat”?
Les Japonais, eux, ont choisi…

#104775

Arrête de trop compter sur les autres, sors toi les doigts du cul!
E.M

#104776

comme quoi Fukushima c’était bien le karma

#104777

#104778

Bien plus grave que l’affaire Bénala … c’est l’argent public qui va être (au mieux) jeté par les fenêtres…

#104779

+1 c’est ahurissant…honnetement j’en ai un peu rien à branler de benalla, y’a gros scandale, mais rien a voir avec ces privatisaitions sauvages…une compensation criminel pour vinci ou eiffage je sais plus

#104780

Mais non, le gouvernement essaie de t’expliquer qu’ils préfèrent investir tout cet argent (un truc qui tourne, les avions et pour lequel on est à peu près sûr que ça va rapporter gros pendant plusieurs décennies encore, et qui va créer de l’emploi) dans la finance.
Ben oui, depuis le début Macron nous explique que la finance c’est l’économie réelle hein.

Je comprends toujours pas comment le peuple français a pu élire un Holllande à coup de “mon ennemi c’est la finance”, et 5 ans plus tard : ah euh ben non en fait on va élire un président qui ne jure que par ça.

Bon j’y comprends rien, je retourne créer de la richesse pour l’état français jusqu’à ce qu’il décide de vendre nos hôpitaux au moins offrant.

#104781

surtout que hollande s’est direct couché…

#104782

image les jilé jaune y veulent qu’on deviennent la roumanie